Brandon Sproat lance trois manches à American Family Field et y laisse sept points mérités, six hits et quatre walks. Tout ce que Chicago marque ce soir-là, Chicago le marque contre lui : après son départ, les White Sox ne remettent plus un seul point au tableau. Les quatre relayeurs qui lui succèdent bouclent les six manches restantes sans rien concéder, et c’est cette ligne de zéros qui laisse la porte entrouverte.
Quatre home runs en trois manches
Miguel Vargas place un simple au champ centre dès le premier tour de batte, les bases se remplissent, et Colson Montgomery les vide d’un grand chelem au champ centre : Chase Meidroth, Munetaka Murakami et Vargas rentrent devant lui, 4-0. C’est son premier home run de la saison, et la première des deux seules fois de la soirée où l’avantage change de camp (+16,8 de probabilité de victoire).
Milwaukee répond dans la foulée. William Contreras double sur une ligne au champ gauche, Gary Sánchez le ramène d’un home run à deux points contre Anthony Kay, et le voilà à 4-2 sans avoir eu le temps de s’inquiéter.
La 2ᵉ et la 3ᵉ appartiennent encore aux White Sox : Murakami sort son troisième home run de la saison, Montgomery ramène Vargas d’un simple dans la même manche, Everson Pereira ajoute le sien en 3ᵉ. 7-2, et Sproat en a fini.
Six manches sans un point
Grant Anderson retire six frappeurs avec 3 strikeouts, Jared Koenig en aligne trois autres en une manche, Jake Woodford enchaîne deux manches propres. Aucun d’eux ne concède de point. En face, Anthony Kay tient quatre manches et deux tiers avec 5 strikeouts, mais quatre walks pèsent sur sa ligne, et Chicago finit la soirée avec 9 hits contre 11 aux Brewers.
Milwaukee grignote sans forcer : Sal Frelick double en bas de la 6ᵉ, Brandon Lockridge le ramène d’un simple au champ droit contre Jordan Leasure. 7-3, et personne ne parle encore de renversement.
La 8ᵉ, six points
Chris Murphy trouve trois simples sur son chemin. Joey Ortiz, puis Lockridge, puis Brice Turang, dont la ligne au champ gauche ramène Ortiz (7-4) sur une action à 3,01 de leverage. Seranthony Domínguez entre, ne retire qu’un frappeur, et Luis Rengifo lui place un simple au champ centre qui ramène Lockridge et Blake Perkins : 7-6, la pression monte encore (4,06).
Christian Yelich sort alors du banc pour son unique passage au bâton de la soirée. Un home run au champ droit, Turang et Rengifo rentrent devant lui, et Milwaukee mène 9-7. C’est le seul moment du match où l’avantage change de mains une seconde fois, et c’est aussi, de très loin, le plus gros mouvement du tableau : +62,0 de probabilité de victoire, sur une action à 5,44 de leverage. Rien d’autre dans cette soirée n’en approche.
Megill ferme la porte
Tristan Peters ouvre le haut de la 9ᵉ d’un simple sur une ligne franche face à Trevor Megill, et la probabilité de victoire des White Sox remonte de huit points d’un coup. Elle n’ira pas plus loin : Megill boucle sa manche avec 2 strikeouts et rien d’encaissé. Milwaukee menant, le bas de la 9ᵉ n’a pas été joué. Colson Montgomery repart avec 2 hits en 3 passages et 5 RBI, soit cinq des sept points de Chicago, et une défaite.
| Équipe | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | R | H | E |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| CWS | 4 | 2 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 7 | 9 | 0 |
| MIL | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 | 0 | 6 | - | 9 | 11 | 0 |
Éditionn°5
