Tristan Peters arrache un walk au bout d’une présence de 18 lancers. C’est l’image qui résume la soirée des White Sox à Progressive Field : une équipe qui reste au marbre jusqu’à ce que quelque chose cède en face. Pendant cinq manches, rien ne cède.
Cinq manches à ne rien lâcher
Gavin Williams passe cinq manches à tenir Chicago à distance, 7 strikeouts et 4 hits concédés, avec un piège les bases pleines dont il sort sur un strikeout. En face, Sean Newcomb ouvre le match sur une manche avant de laisser le monticule à Sean Burke, qui enchaîne cinq manches sans concéder le moindre point mérité (5.0 IP, 4 K).
Les deux camps gâchent leurs occasions. Chase DeLauter frappe deux fois dans un double jeu amorcé par le shortstop Colson Montgomery, en 1re puis en 4ᵉ, et Kyle Teel coupe Brayan Rocchio en tentative de vol en 3ᵉ. La plus belle chance du match revient aux White Sox : une line drive d’Andrew Benintendi, en 4ᵉ, qui pousse Munetaka Murakami jusqu’à la troisième base sans le moindre retrait, ne donne rien non plus.
Le relais qui percute un coureur
La 6ᵉ s’ouvre sur un simple de Benintendi. Tristan Peters le suit et arrache un walk au bout d’une présence de 18 lancers, le dernier frappeur que Williams affronte. Tim Herrin entre, et le fielder’s choice de Colson Montgomery ne retire personne : le relais du premier but Nathaniel Lowe part mal et touche Peters. Benintendi marque, Peters avance à la troisième base, et ce qui devait être une manche de plus à zéro devient le premier point du match.
Aucune autre action ne pèse autant sur l’issue de la soirée. Chicago passe devant à cet instant précis, et c’est la seule fois du match qu’une équipe prend l’avantage.
Six points en deux tiers de manche
Herrin ne retire que deux frappeurs et laisse 3 points derrière lui. Chase Meidroth prolonge d’un roulant vers le champ gauche qui ramène Peters, Randal Grichuk enchaîne d’une line drive, puis Teel double à son tour vers Angel Martínez : Montgomery et Meidroth marquent, Grichuk est cueilli au marbre au bout d’un relais Martínez, Rocchio, Patrick Bailey.
Daniel Espino arrive pour éteindre l’incendie et concède aussitôt le 31ᵉ home run de Miguel Vargas, une fly au champ gauche qui rentre aussi Teel. Six points en deux tiers de manche, et un match qui a changé de nature.
La réponse des Guardians arrive trop tard
Cleveland répond dans la foulée : Bailey frappe un simple et rentre quand José Ramírez atteint la première base sur une erreur du shortstop Colson Montgomery. Travis Bazzana signe son 20ᵉ double en 7ᵉ, Steven Kwan place une pop devant le shortstop Montgomery en 8ᵉ, mais Hagen Smith verrouille les deux manches qu’on lui confie (2.0 IP, 3 K).
En 9ᵉ, Benintendi conclut sa soirée à trois hits en cinq présences d’un simple qui ramène Vargas, pendant que Jo Adell coupe Murakami à la troisième base. Reste à David Fry le dernier mot, un home run de deux points contre Trevor Richards, son 7ᵉ de la saison, trop tard pour autre chose que la ligne de score.
| Équipe | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | R | H | E |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| CWS | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 0 | 0 | 1 | 7 | 9 | 2 |
| CLE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 | 0 | 0 | 2 | 3 | 7 | 1 |
Éditionn°172
