Douze équipes entrent dans le tableau des playoffs MLB début octobre : six par ligue, quatre tours, et une seule ressort championne du monde fin octobre. Le format est le même depuis 2022, et une fois qu’on sait lire le tableau, tout le mois d’octobre devient limpide.
Cette page explique le déroulé, tour par tour. Pour la mécanique de qualification (qui entre dans le tableau, et pourquoi le classement de septembre compte autant), notre guide qui se qualifie et comment fait le tour complet.
Le tableau en un coup d’œil
Chaque ligue (Américaine et Nationale) déroule son propre tableau, de façon parfaitement symétrique. Les six équipes qualifiées sont classées de 1 à 6 :
| Tour | Qui joue | Format |
|---|---|---|
| Wild Card Series | 3 contre 6, et 4 contre 5 ; les têtes de série 1 et 2 sont exemptées | Au meilleur des 3 matchs |
| Division Series | 1 contre le vainqueur 4-5 ; 2 contre le vainqueur 3-6 | Au meilleur des 5 matchs |
| Championship Series | Les deux vainqueurs de Division Series | Au meilleur des 7 matchs |
| World Series | Le champion de chaque ligue | Au meilleur des 7 matchs |
Deux clés de lecture suffisent. Un : le tableau est fixé d’avance, il n’est jamais recomposé en cours de route ; une surprise au premier tour trace donc une autoroute dans une moitié de tableau. Deux : « au meilleur de » signifie qu’on joue jusqu’à ce qu’une équipe atteigne le nombre de victoires requis (2, 3 ou 4), pas forcément tous les matchs prévus.
Un mois pour tout jouer
Le calendrier type d’une postseason : la saison régulière s’achève le dernier dimanche de septembre, le Wild Card Series démarre le mardi suivant, et la World Series se joue fin octobre. Une équipe passée par le premier tour doit gagner treize matchs pour le titre ; une équipe exemptée, onze.
L’exemption des têtes de série 1 et 2 (le « bye ») n’est pas un simple bonus de repos : elle évite le piège d’une série courte où tout peut arriver en trois matchs. C’est la récompense d’avoir dominé pendant six mois.
Ce qui change par rapport à la saison régulière
Trois différences font le sel d’octobre :
- Les prolongations redeviennent pures : pas de coureur automatique en deuxième base en playoffs, on joue aussi longtemps qu’il le faut.
- Les jours de repos resserrent les rotations : les managers alignent leurs trois meilleurs lanceurs partants, et les bullpens sont sollicités comme jamais.
- L’avantage du terrain suit le classement : la tête de série la mieux classée reçoit dans chaque confrontation, et en World Series, il revient au meilleur bilan de saison régulière.
Wild card, en deux phrases
Une wild card est une équipe qualifiée sans avoir gagné sa division : les trois meilleures non-championnes de chaque ligue prennent les rangs 4 à 6. Le terme désigne donc un billet d’entrée, pas un tour de magie ; le détail des règles de départage vit dans notre guide de la qualification.
Pour aller plus loin
Le tableau d’octobre est l’aboutissement d’un marathon : la saison MLB étale 162 matchs précisément pour que les douze équipes du tableau soient les bonnes. Et si vous découvrez le baseball en pleine postseason, commencez par les règles expliquées simplement : octobre est la meilleure école qui soit.
Éditionn°137
