Aller au contenu
ÉditionN°138Scores du jour
Action de jeu lors d'un match MLB au Dodger Stadium de Los Angeles.
MagazineLong formatLemercredi 29 juillet 2026

Les règles du baseball, expliquées simplement

Neuf joueurs sur le terrain par équipe, neuf manches, et un objectif : marquer plus de points que l'adversaire en faisant le tour des bases. Les règles du baseball expliquées simplement, pour comprendre un match en dix minutes de lecture.

PhotoMLBÉditorial — MLBvia MLB.com

PhotoMLBÉditorial — MLBvia MLB.com

Deux équipes alignent chacune neuf joueurs en défense et s’affrontent normalement en neuf manches, en alternant attaque et défense. L’attaque frappe la balle et fait le tour des quatre bases pour marquer des points ; la défense élimine trois attaquants pour reprendre la batte. L’équipe qui a marqué le plus à la fin gagne : voilà le baseball, et tout le reste (les strikes, les walks, les home runs) découle de ces trois phrases.

C’est le format de référence en MLB comme en D1 française. Quand une règle est propre à une compétition, on le précise.

Le principe en 30 secondes

Le baseball est un duel entre un lanceur et un frappeur, enveloppé dans un sport d’équipe. Le lanceur envoie la balle vers son receveur ; le frappeur, posté entre les deux, essaie de la frapper. Dès qu’il met une balle valide en jeu, il devient coureur et tente d’atteindre la première base avant que la défense ne l’élimine. S’il y parvient, il peut ensuite gagner la deuxième, la troisième, et enfin le marbre, la plaque devant laquelle il frappait. Un tour complet vaut un point.

Pendant ce temps, les neuf défenseurs, gants en cuir et répartis sur le terrain, essaient d’attraper la balle et de l’utiliser pour éliminer les coureurs. Trois éliminations, appelées retraits, et les deux équipes échangent leurs rôles. C’est tout le sel du jeu : contrairement au football ou au basket, l’attaque n’a jamais la balle. C’est la défense qui la tient.

Comment fonctionne un match

Un match se découpe normalement en neuf manches. Une manche comprend deux demi-manches : l’équipe visiteuse attaque en première partie (le haut de la manche), l’équipe locale attaque en seconde (le bas). Une demi-manche se termine en principe au troisième retrait : deux minutes si le lanceur est dominant, vingt si tout le monde frappe.

Étape Ce qui se passe
Le lanceur lance Le frappeur adverse tente de frapper la balle
Balle frappée en jeu Le frappeur devient coureur et fonce vers la première base
La défense joue la balle Elle tente d’éliminer le coureur ou de limiter sa progression
Trois retraits La demi-manche s’arrête, les équipes échangent attaque et défense

Il n’y a pas de chrono général qui mette fin au match. Sur neuf passages offensifs, une équipe peut subir jusqu’à vingt-sept retraits ; l’équipe locale n’utilise même pas son dernier passage si elle mène déjà. En MLB, comptez généralement entre 2 h 30 et 3 heures : la pitch clock limite le temps entre deux lancers, pas la durée du match. La durée exacte et le cas des prolongations méritent leur propre page, mais l’essentiel tient en une phrase : on ne gagne pas en faisant tourner l’horloge, il faut aller chercher les retraits.

Comment on marque des points

Un point est marqué quand un attaquant boucle le tour complet des bases : première, deuxième, troisième, puis retour au marbre. Rarement d’une traite : le plus souvent, un coureur avance base par base au fil des frappes de ses coéquipiers.

Le terrain se lit depuis le marbre : deux lignes partent vers l’extérieur et délimitent le territoire valide. Une balle frappée entre ces lignes est généralement en jeu ; sur les côtés, elle est le plus souvent foul.

L’outil de base, c’est le hit : une frappe qui permet au frappeur d’atteindre au moins la première base sans erreur ni choix défensif. Selon le nombre de bases gagnées sur la frappe, il s’arrête à la première (simple), la deuxième (double) ou la troisième (triple).

Et puis il y a le home run : le plus souvent, la balle est expédiée par-dessus la clôture du fond du terrain, en territoire valide. Le frappeur et tous les coureurs déjà sur les bases marquent. Un home run avec les bases pleines vaut donc quatre points : le fameux grand chelem. C’est le geste le plus spectaculaire du baseball.

Comment la défense élimine un joueur

La défense a plusieurs façons d’obtenir un retrait. Le strikeout est la plus évidente ; dès que la balle est frappée, ce sont surtout ces trois-là que vous verrez :

  • La balle attrapée en vol : un défenseur capte la frappe avant qu’elle ne touche le sol, et le frappeur est éliminé, même en territoire foul.
  • Le retrait à la base : balle en main, un défenseur touche la première base avant le frappeur-coureur, ou une base vers laquelle un autre coureur est obligé d’avancer.
  • Le tag : un défenseur touche un coureur avec la balle, ou avec le gant qui la contient, alors que ce coureur n’est pas en contact avec une base.

Une même action peut produire deux retraits d’un coup, le fameux double jeu (double play). Et au troisième retrait, quelle qu’en soit la forme, la demi-manche s’arrête net.

Le duel lanceur-frappeur

Chaque lancer est un mini-affrontement avec ses propres règles. Au-dessus du marbre flotte une zone imaginaire, la zone de strike, grosso modo entre le bas des genoux et le milieu du buste du frappeur.

  • Si le lancer traverse la zone sans que le frappeur tente de frapper, c’est un strike. Un swing dans le vide vaut aussi un strike, où que passe la balle. Trois strikes donnent un strikeout ; le frappeur est normalement éliminé.
  • Si le lancer passe hors de la zone et que le frappeur ne bouge pas, c’est une balle. Quatre balles : le frappeur gagne la première base gratuitement, c’est le walk.
  • Une balle frappée en territoire foul est une fausse balle : elle compte comme un strike, sauf si le frappeur en a déjà deux. Une fausse balle ordinaire ne donne jamais le troisième strike (les rares exceptions, comme l’amorti qui termine foul à deux strikes, attendront votre deuxième match).

Depuis 2026 en MLB, l’arbitre continue d’annoncer les balles et les strikes, mais le frappeur, le lanceur ou le receveur peut contester certaines décisions grâce au système automatisé ABS. Celui-ci compare alors le lancer à une zone calibrée selon la taille du frappeur.

Ce système de compte (tant de balles, tant de strikes) fait tout le suspense d’un passage à la batte. À 3 balles et 2 strikes, le « compte plein », le lancer suivant peut décider du passage : walk, strikeout, ou balle en jeu.

Comment se gagne un match

L’équipe qui mène après neuf manches gagne, tout simplement. Si l’équipe locale mène déjà avant sa dernière demi-manche, on ne la joue pas : inutile de prolonger un match déjà décidé.

En cas d’égalité, on joue des manches supplémentaires. L’équipe visiteuse frappe d’abord ; si elle prend l’avantage, l’équipe locale garde sa demi-manche pour égaliser ou gagner. En D1 française comme en saison régulière MLB, chaque demi-manche supplémentaire démarre avec un coureur en deuxième base pour accélérer le dénouement. En playoffs MLB, en revanche, les bases sont vides au début des prolongations.

Et quand l’équipe locale marque le point de la victoire, le match s’arrête net, en pleine action : c’est le walk-off, le scénario le plus dramatique du baseball. Il ne connaît d’ailleurs pas de frontières : en championnat de France D1 aussi, des matchs se dénouent sur une dernière frappe, et les célébrations qui suivent n’ont rien à envier au Yankee Stadium.

Les 5 règles essentielles à retenir

  1. Neuf manches dans le format standard, chacune composée de deux demi-manches.
  2. Trois retraits mettent normalement fin à une demi-manche.
  3. Un point = un tour complet des bases, jusqu’au retour au marbre.
  4. Trois strikes donnent un strikeout, quatre balles envoient le frappeur gratuitement en première base.
  5. Pas de durée fixe : une équipe ne peut pas laisser filer le chrono pour préserver son avance.

Pour aller plus loin

Le vocabulaire vous échappe encore ? Notre lexique du baseball en français explique les termes qu’on emploie sur ce site, et pourquoi on dit home run plutôt que sa traduction québécoise. Et si vous vous demandez pourquoi une saison MLB compte 162 matchs, la réponse éclaire toute la logique de ce sport : au baseball, la vérité ne sort jamais d’un seul match.

Éditionn°124

#comprendre#regles

Signaler un problème

Une erreur dans un article, un bug sur le site ? Dites-nous tout — c'est anonyme.

De quoi s'agit-il ?

Nous contacter

Une question, une remarque, une proposition ? On lit tout.

Votre adresse ne sert qu'à vous répondre. Aucune donnée n'est revendue.