Parker Messick quitte le monticule de Progressive Field avec dix strikeouts, aucun walk et 6 manches 2/3 au compteur, et c’est pourtant lui que la feuille de match désigne comme perdant. Un seul point sépare sa performance du sans-faute : un simple de Victor Bericoto vers le shortstop Brayan Rocchio, en 4ᵉ manche. En face, Matt Wilkinson ouvre le match pour ses débuts en MLB, puis Adrian Houser prend le relais pour cinq manches sans le moindre point, avant que Dylan Smith ne ferme les deux dernières : à eux trois, les lanceurs de San Francisco tiennent Cleveland à zéro sur toute la rencontre.
Un simple vers le shortstop, et c’est tout
Rafael Devers ouvre la 4ᵉ d’un double en line drive vers le champ centre, le 31ᵉ de sa saison. Deux frappeurs plus tard, Bericoto place ce simple vers Rocchio, Devers marque, et le match ne bougera plus. C’est aussi l’action qui déplace le plus la probabilité de victoire de la soirée (+10,9). Jung Hoo Lee ajoute son 27ᵉ double dans la foulée, qui envoie Bericoto en 3ᵉ base, mais il y a déjà deux retraits et la manche s’arrête là.
Martínez en 3ᵉ base, Rocchio en double jeu
Cleveland répond dans la foulée. Angel Martínez signe son deuxième hit du match en bas de la 4ᵉ, puis Travis Bazzana double vers Lee au champ droit et l’envoie en 3ᵉ base, mais deux retraits sont déjà tombés et Adrian Houser referme. La 5ᵉ ressemble à la précédente : Austin Hedges place une fly dans le champ droit, puis Rocchio expédie un roulant transformé en double jeu, Osleivis Basabe pour Willy Adames pour Bryce Eldridge. Sur un match à un point, c’est l’action la plus coûteuse des Guardians, huit points de probabilité de victoire effacés d’un coup.
Quinze strikeouts pour un seul point
Messick tient jusqu’à deux retraits en 7ᵉ, avec six hits et un point concédés. Hunter Gaddis boucle la manche, Erik Sabrowski passe la 8ᵉ, Cade Smith la 9ᵉ, et les quatre lanceurs de Cleveland finissent la soirée à quinze strikeouts cumulés. San Francisco ne tire rien de plus de ses sept hits, dont trois pour le seul Adames, en 1re, en 6ᵉ et en 8ᵉ manche, sans jamais marquer.
Wilkinson, Houser, Smith
Matt Wilkinson ouvre le match pour ses débuts en MLB et boucle deux manches avec un hit concédé. Adrian Houser prend le relais en 3ᵉ manche et tient jusqu’en 7ᵉ : cinq manches sans le moindre point, quatre hits et deux walks pour trois strikeouts, la longue sortie qui répond à celle de Messick en face. C’est lui qui est crédité de la victoire. Dylan Smith prend les deux dernières et sort cinq frappeurs sur strikeouts.
La 9ᵉ lui demande quand même du travail : avec un retrait, Angel Genao, déjà auteur d’un simple en 7ᵉ, place le sien dans le champ droit et amène le point égalisateur sur les bases, dans la situation la plus tendue du match (leverage 2.71). Smith referme, et la seule erreur de la soirée, côté Giants, ne coûte rien.
| Équipe | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | R | H | E |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| SF | 0 | 0 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 | 7 | 1 |
| CLE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 0 |
Éditionn°146
