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ÉditionN°199Scores du jour
Jake Bauers, Brice Turang et un coéquipier des Brewers échangent un sourire sur le terrain de l'American Family Field, à Milwaukee.
MLBQuotidienLa nuit dulundi 28 septembre 2026

Saison MLB 2026 : le bilan de la saison régulière

Le bilan de la saison régulière MLB 2026 : Milwaukee boucle à 103-59, Tampa Bay domine l'American League, Houston gagne une division à 81-81, Pete Crow-Armstrong entre dans le club des 40-40 et Jacob Misiorowski termine à 1.80 d'ERA. Les playoffs commencent ce soir.

PhotoMLBÉditorial — MLBvia MLB.com

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La saison régulière 2026 s’est refermée dimanche 27 septembre, au bout de 2 429 matchs et de six mois de baseball presque sans interruption depuis l’Opening Night du 25 mars. Elle laisse un patron incontestable, Milwaukee et ses 103 victoires, une American League dominée par Tampa Bay, et une dernière soirée où deux divisions et une place de wild card se sont jouées sur un match. Avant que les playoffs ne s’ouvrent ce soir, voici ce qu’il faut en retenir.

Le classement final, en un coup d’œil

Douze équipes sur trente sont qualifiées : les trois champions de division de chaque ligue, puis les trois meilleurs bilans restants. Les têtes de série 1 et 2 sont exemptées du premier tour, et l’ordre suit les titres de division, pas les bilans : les Yankees et les Red Sox ont gagné plus de matchs que Cleveland et Houston, mais ils partent de la Wild Card Series parce qu’ils n’ont pas gagné leur division. Notre page sur les qualifications détaille la mécanique.

American League

Tête de sérieÉquipeBilanQualification
1Rays98‑64Champions de l’Est, exemptés du premier tour
2Guardians85‑77Champions du Centre, exemptés du premier tour
3Astros81‑81Champions de l’Ouest
4Yankees93‑68Wild card
5Red Sox87‑75Wild card
6White Sox84‑78Wild card

National League

Tête de sérieÉquipeBilanQualification
1Brewers103‑59Champions du Centre, exemptés du premier tour
2Dodgers100‑62Champions de l’Ouest, exemptés du premier tour
3Braves94‑68Champions de l’Est
4Padres91‑71Wild card
5Cubs89‑73Wild card
6Phillies88‑74Wild card

Derrière, Arizona (86-76) a manqué la dernière place de National League pour deux matchs, Texas (80-82) a perdu l’Ouest de l’American League le dernier soir, et Toronto, finaliste de la World Series 2025, termine cinquième de l’Est à 79-83.

Milwaukee, la saison de référence

Les Brewers ont bouclé la saison à 103-59, le meilleur bilan des majeures et le record de la franchise, qui plafonnait à 97 victoires depuis 2025. Ils ont pris la tête du Centre de la National League fin mai pour ne plus la rendre, se sont emparés du meilleur bilan des majeures le 1ᵉʳ août, et ont fini sur cinq victoires de rang avec un différentiel de points de +214, le plus élevé des trente clubs.

La saison a eu ses démonstrations : un 22-0 infligé à Seattle le 18 août, qui égale la plus large victoire par shutout de l’ère moderne, puis un 20-0 contre Cincinnati le 11 septembre. Elle a surtout eu son lanceur. À 24 ans, pour sa première saison complète, Jacob Misiorowski termine à 16 victoires pour 5 défaites, avec une ERA de 1.80, 252 strikeouts et un WHIP de 0.80 (174.2 IP). Aucun partant qualifié n’était descendu aussi bas depuis Justin Verlander et ses 1.75 en 2022. Son match de l’année date du 12 juin : neuf manches complètes contre Philadelphie, un seul hit concédé, 15 strikeouts.

L’attaque a suivi sans star écrasante : 832 points marqués, deuxième total des majeures, et 162 bases volées. Brice Turang a produit 100 points et en a marqué 102, Jackson Chourio (.291, 25 home runs, 23 bases volées) a porté le haut du lineup, et Jake Bauers a affiché .389 d’OBP. La franchise n’a jamais gagné la World Series. Elle n’a jamais eu une équipe aussi bien armée pour essayer.

Los Angeles et Atlanta, les deux autres poids lourds

Les Dodgers ont passé la barre des 100 victoires pour la cinquième fois depuis 2019 et ont mené l’Ouest de bout en bout, avec neuf matchs d’avance sur San Diego à l’arrivée. Yoshinobu Yamamoto (14-9, 2.53, 0.87 de WHIP) a tenu la rotation, et le club a frappé le coup de la trade deadline en obtenant Tarik Skubal, double Cy Young de l’American League, contre trois espoirs le 2 août : 5-2 et 2.61 d’ERA en dix départs sous le maillot bleu. Shohei Ohtani a fini à 30 home runs et .889 d’OPS en 139 matchs, mais il n’a plus lancé depuis le 3 juillet, après quatorze départs à 1.79 d’ERA. Son portrait raconte cette saison en deux temps.

Atlanta est la remontée de l’année : 76-86 et quatrième de l’Est en 2025, 94-68 et champion avec six matchs d’avance en 2026, en tête de la division à chacune de nos photos de fin de mois depuis avril. Chris Sale, 37 ans, a rendu une ERA de 2.16 et 200 strikeouts, avec un shutout complet à 11 strikeouts contre les Dodgers le 27 août. Matt Olson a frappé 41 home runs, Michael Harris II a aligné 174 hits, et le receveur Drake Baldwin (.284, 25 home runs) a pris le relais des cadres.

L’American League : Tampa Bay devant, Houston au bout du suspense

Tampa Bay a signé le meilleur bilan de l’American League, 98-64, vingt et une victoires de plus qu’en 2025, en prenant l’Est fin mai pour ne plus le rendre, avec quatre matchs et demi d’avance sur les Yankees à l’arrivée. Junior Caminero, 23 ans, a frappé 42 home runs, Chandler Simpson a volé 46 bases en frappant .306, Yandy Díaz a aligné 180 hits. Sur le monticule, Drew Rasmussen (16-5, 2.67) et Nick Martinez (15-6, 3.10) ont tenu la rotation, et Bryan Baker a fermé 41 matchs, à égalité en tête des majeures avec Cade Smith.

New York termine à 93-68 avec le meilleur ERA collectif des majeures (3.24) et la révélation Cam Schlittler : 14-6, 1.95 d’ERA, la meilleure de l’American League, et 239 strikeouts à 25 ans. Ben Rice a frappé 41 home runs, Jazz Chisholm Jr. a volé 41 bases, et tout cela sans Aaron Judge pendant trois mois, une fracture de fatigue d’une côte l’ayant limité à 66 matchs. Les Yankees ont aussi traversé sept défaites de rang fin juin, et finissent à 161 matchs, leur dernier rendez-vous contre Baltimore ayant été annulé par la pluie. Boston (87-75) a construit sa qualification sur quatorze victoires consécutives autour de la pause All-Star, la plus longue série de la saison, sur les 18 victoires de Sonny Gray et sur Willson Contreras (.902 d’OPS). Kansas City, en revanche, est passé de 82-80 à 69-93 malgré les 45 bases volées de Bobby Witt Jr.

Le Centre s’est décidé à l’avant-dernière journée. Les White Sox l’ont mené de fin juin à la mi-septembre, avant que Cleveland ne passe devant le 18 septembre et ne verrouille la division le 26, à 85-77, un match devant Chicago. Les Guardians ont un closer à 41 sauvetages, Cade Smith, et deux partants qui ont porté la rotation, Parker Messick (12-9, 2.56) et Gavin Williams (248 strikeouts). Chicago n’est pas passé loin, et sa saison reste l’une des plus belles histoires de l’année : 41-121 en 2024, 60-102 en 2025, 84-78 et une première qualification depuis 2021 cette fois, avec Miguel Vargas (33 home runs, 106 points marqués) et le rookie japonais Munetaka Murakami (35 home runs).

L’Ouest a attendu le dernier soir. Quatre leaders différents s’y sont succédé aux fins de mois, les Athletics fin avril, Seattle fin mai, Texas fin juin, Houston à partir du 31 juillet, et les Astros et les Rangers sont entrés dans la dernière journée à égalité parfaite, 80-81 chacun. Houston a tenu les Athletics à zéro 9-0 avec six lanceurs pendant que Texas s’inclinait à Minneapolis : les Astros sont champions à 81-81, le plus faible bilan jamais vu pour un champion de division sur une saison complète, sous les 82-79 des Mets de 1973 et les 82-80 des Padres de 2005. Ils ont pour eux le meilleur frappeur de la ligue, Yordan Alvarez.

Les chutes de l’année

Toronto est passé du septième match de la World Series à la cinquième place de l’Est, 79-83 : Vladimir Guerrero Jr. a terminé à 9 home runs et .688 d’OPS, et ni Dylan Cease (11-6, 2.40, 239 strikeouts) ni Max Scherzer, 42 ans, n’ont pu compenser. Seattle, champion de l’Ouest en 2025, a fini à 76-86, avec un Cal Raleigh tombé de 60 home runs à 23 et une moyenne de .182. Detroit, qualifié en 2025, a vendu Skubal à la deadline et termine à 76-86 aussi.

En National League, les Mets de Juan Soto (.908 d’OPS, mais 111 matchs seulement) sont derniers de l’Est à 74-88, et San Francisco est passé de 81-81 à 65-97 malgré les 37 home runs de Rafael Devers. Plus bas encore, les Angels ont perdu 100 matchs pour la première fois de l’histoire de la franchise (62-100), les Athletics ont concédé 937 points (64-98), et Colorado, malgré quinze victoires de plus qu’en 2025, ferme les majeures à 58-104, une quatrième saison consécutive à 100 défaites ou plus.

Les individualités

Pete Crow-Armstrong a réussi ce que six joueurs seulement avaient fait avant lui : 45 home runs et 41 bases volées, l’entrée dans le club des 40-40 après Jose Canseco, Barry Bonds, Alex Rodriguez, Alfonso Soriano, Ronald Acuña Jr. et Shohei Ohtani. Le center fielder des Cubs, 24 ans, a joué les 162 matchs, marqué 119 points, le plus haut total des majeures, et partage la tête des home runs avec Kyle Schwarber (45, avec 220 strikeouts et 105 walks). Il est le favori logique pour le MVP de la National League, devant Ohtani.

En American League, Yordan Alvarez a signé la saison de frappeur la plus complète : .316 de moyenne, .432 d’OBP, .601 de slugging, 42 home runs, 106 RBI, 109 walks. Son OPS de 1.033 est le seul au-dessus de 1.000 parmi les joueurs qualifiés, et il remporte le titre de meilleure moyenne de la ligue. La Triple Couronne lui a échappé à cause d’un seul homme : Pete Alonso, pour sa première saison à Baltimore, a terminé avec 43 home runs et 113 RBI. Le MVP se jouera entre Alvarez, Caminero et Bobby Witt Jr., toujours dans la discussion pour sa défense et ses bases volées.

Les autres leaders disent la variété de la saison. Alec Burleson (Cardinals) mène les majeures avec 116 RBI, devant Alonso et Sal Stewart, 22 ans, 111 RBI pour Cincinnati. Otto Lopez (Marlins) a aligné 191 hits, Nasim Nuñez (Nationals) a volé 49 bases, et James Wood, 24 ans, a rendu .891 d’OPS avec 102 walks pour Washington.

Sur le monticule, Misiorowski a mené les majeures à l’ERA, aux strikeouts et au WHIP. Schlittler et Cease ont fini à égalité à 239 strikeouts, et le Cy Young de l’American League se jouera entre eux deux. En National League, Cristopher Sánchez (18-7, 207 manches, 231 strikeouts) et Chris Sale sont les seuls à pouvoir contester le trophée au lanceur des Brewers. Sonny Gray a partagé la tête des victoires avec Sánchez à 18, Sandy Alcantara a lancé 214 manches, le plus gros volume des majeures, et Justin Verlander, 43 ans, a tiré sa révérence le 26 septembre au Comerica Park, sous l’ovation de Detroit, le même soir que Kirby Yates.

La relève s’est installée d’un coup. Kevin McGonigle, 22 ans, a aligné 168 hits, 18 home runs et 97 points marqués dès sa première saison à Detroit ; Cleveland a lancé Travis Bazzana, Chase DeLauter (.287) et Parker Messick dans la course au titre ; TJ Rumfield a frappé .300 pour Colorado ; Konnor Griffin, 20 ans, a volé 23 bases en 80 matchs à Pittsburgh ; Murakami a frappé 35 home runs pour Chicago. Le rookie de l’année, dans chaque ligue, sera un vrai débat.

La saison en dix dates

La saison en chiffres

  • 2 429 matchs, 21 769 points marqués et 40 700 strikeouts.
  • 5 575 home runs, 75 de moins qu’en 2025, et 3 289 bases volées, 151 de moins.
  • 201 walk-offs et 209 matchs en prolongation, comptés soir après soir dans nos 184 récaps quotidiens et 847 récaps de match.
  • 850 points pour la meilleure attaque, les Cubs (220 home runs), 3.24 pour le meilleur ERA collectif, les Yankees, +214 pour le meilleur différentiel, Milwaukee, et 944 points concédés pour Colorado, le pire des trente.
  • Première saison du système ABS, qui permet aux joueurs de contester une décision ball/strike.

Et maintenant, les playoffs

Les playoffs s’ouvrent ce mardi 29 septembre à 20h00, heure de Paris, au Truist Park d’Atlanta. Huit des douze qualifiés entrent en lice dans quatre Wild Card Series au meilleur des trois matchs, trois soirs de suite et sans déplacement, tout se jouant chez la mieux classée : le match 2 se joue mercredi aux mêmes heures, un éventuel match 3 jeudi. Les vainqueurs retrouveront samedi 3 octobre les têtes de série exemptées en Division Series : Tampa Bay attend le vainqueur de Red Sox-Yankees, Cleveland celui de White Sox-Astros, Milwaukee celui de Cubs-Padres et Los Angeles celui de Phillies-Braves. Le format des playoffs explique le tableau, qui s’affiche désormais en tête de la rubrique MLB.

Les horaires et les lanceurs annoncés sont ceux publiés par la ligue ce matin.

  • À voir Phillies @ Braves, 20h00, Jesús Luzardo contre Chris SaleL'enjeu deux gauchers à 2.86 et 2.16 d’ERA pour ouvrir, et le seul match de la nuit à une heure européenne. Atlanta a pris neuf des treize duels de la saison, Philadelphie arrive avec quatre défaites de rang dans les jambes et la victoire du dernier soir contre Tampa Bay qui l’a sauvée.
  • White Sox @ Astros, 23h00, Hagen Smith contre AJ Blubaugh : deux releveurs au premier lancer, donc deux matchs de bullpen, entre un champion de division à 81-81 et un club qui a gagné 43 matchs de plus qu’en 2024. Houston a pris cinq des sept duels de la saison.
  • À voir Red Sox @ Yankees, 02h00, Payton Tolle contre Cam SchlittlerL'enjeu la rivalité retrouve les playoffs pour la première fois depuis le Wild Card Game de 2021, gagné par Boston à Fenway Park. New York a mené le duel 8-6 cette saison et aligne la meilleure ERA de l’American League ; Sonny Gray et Max Fried sont annoncés pour le match 2.
  • Cubs @ Padres, 04h00, Matthew Boyd contre Michael King : la revanche de la Wild Card Series 2025, gagnée par Chicago à Wrigley Field. San Diego reçoit cette fois, mais les Cubs ont pris cinq des six duels de la saison, avec la meilleure attaque des majeures.

beIN Sports diffuse les playoffs en français et la plateforme de la ligue les propose en version originale : notre guide de la diffusion détaille les offres et les créneaux. La Minute reprend dès mercredi matin.

Éditionn°186

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